LES NORMES


LA NORME NFC 15-100

Normes NFC 14-100 et 15-100
Nos habitats et nos modes de vie ont évolué. L’installation électrique d’une maison doit s’adapter à ces évolutions tout en respectant la sécurité des personnes.
Cette installation est sous la responsabilité de son propriétaire. Cette responsabilité commence aux bornes de sortie du disjoncteur de branchement.
Elle est régie par une norme très précise et imposée dans le cas d’un logement neuf ou dans le cas d’une rénovation complète : la norme NFC 15-100. Cette norme évolue constamment, sa dernière version date de 2003, mise à jour au 01 août 2010.

QUE DIT CETTE NORME ?
Elle intervient à toutes les étapes et à tous les niveaux de l’installation électrique. Néanmoins nous pouvons isoler 3 grandes parties :
  • * LE TABLEAU

    • La GTL (gaine technique de logement) : La norme NF C 15-100 impose que le tableau soit implanté dans une Gaine Technique Logement (GTL). Elle regroupe en un seul emplacement toutes les arrivées des réseaux de puissance et de communication.
    • Le tableau : la taille du tableau dépend du nombre d’appareils à installer. Mais il doit comporter une réserve d’au moins 20% en vu de futures extensions : Il doit être placé entre 1m et 1.80m du sol fini. Il peut être apparent ou encastré, avec ou sans porte.
    • Les composants du tableau : la composition d’un tableau électrique se fait à l’aide d’appareillages modulaires, de borniers et de peignes. Les appareils modulaires permettent d’assurer la protection des circuits et des personnes contre la foudre, de gérer la consommation ou l’éclairage.
    • Le schéma d'installation : Toute installation doit être accompagnée d’un schéma unifilaire indiquant le type et le calibre des protections. Les circuits doivent être repérés sur le tableau.
    • La gaine technique de logement (GTL) Exemple de coffret électrique Composants du tableau électrique Exemple de schéma d'une installation électrique
  • * LA PROTECTION

    • Le parafoudre : La nécessité d'un dispositif de protection contre les surtensions d'origines atmosphériques (parafoudre) est fonction des conditions géographique et d’alimentation du bâtiment. En Gironde, il est obligatoire dans toutes les installations exceptées celles dont l’alimentation Basse tension (EDF) est transportée par une ligne entièrement souterraine.
    • La protection des personnes : Elle repose sur 2 conditions :
      • - un circuit de terre : La constitution d’une boucle de défaut permet la circulation du courant de défaut. Cela nécessite la mise en oeuvre de conducteurs de protection (vert/jaune) reliant les masses des matériels électriques à une prise de terre . La valeur de cette terre doit être inférieure à 100 Ohms. Ce circuit de terre doit intégrer une liaison équipotentielle : elle a pour but de limiter les différences de potentiel entre les éléments conducteurs afin d'éviter tous les risques d'électrisation.
        Vous devez équiper votre maison de deux liaisons :
        • * Une liaison équipotentielle « principale » qui relie entre elles et à la terre les conduites métalliques (alimentations extérieures en eau et en gaz ; réseau de chauffage central) et les éléments de structures (poteaux et poutres en métal).
        • * Une liaison équipotentielle « locale » dans les salles d'eau, qui consiste à relier entre eux tous les éléments conducteurs (baignoire, siphon de baignoire, tuyauterie...) et de les raccorder à la terre.
        Type HPI chez Legrand
      • - un différentiel de protection : placé en tête de ligne. Le nombre d’interrupteur/disjoncteur différentiel dépend de la surface du logement, avec un minimum de 2. Ils peuvent être sensibles aux courants de défaut alternatif (type AC) ou bien alternatif et continu (type A) pour protéger un lave-vaisselle par exemple. Enfin un troisième type de différentiel dit à « immunité renforcé » est à préconiser pour la protection des ordinateurs, des congélateurs, et de manière générale tous les circuits exigeant une continuité de service. (type HPI chez LEGRAND).


    • Tableau de correspondance des sections de fils électrique
    • La section des conducteurs et le calibre des protections : Le calibre des protections, disjoncteur ou fusible, est calculé par rapport à la section des conducteurs employés. La section des conducteurs est calculée en fonction de l’utilisation du circuit.

      Exemple : pour un circuit d’éclairage la 15-100 demande une section de 1.5mm² et une protection de 16 Ampères. De plus le nombre de points lumineux sera de 8 au maximum :

    • La salle de bains, des volumes de sécurité définis : La norme définit quatre volumes 0, 1, 2 et 3 qui englobent et entourent la baignoire et le bac à douche. Pour chacun, il existe des mesures de restriction. :
      Pour chaque volume une mise en œuvre distincte :

      Volume 0 Eclairage TBTS 12 volts
      Volume 1 Cumulus classe I horizontal
      Volume 2 Appareil de chauffage classe II, Eclairage classe II
      Volume 3 Eclairage classe I, Prise 2 P+t, Lave-linge
  • * LES CIRCUITS :

    • Equipement minimal : Pour chaque pièce de la maison, la norme définit un nombre minimal de prises, points lumineux, prises de communication (RJ45) à prévoir lors d’une installation neuve. Les points lumineux sont réalisés avec des boites DCL (dispositif de connexion pour luminaires). Les Prises de courant à griffes sont interdites.
    • Circuit spécialisé : Pour les gros appareils électroménagers on crée un circuit dédié par appareil. ex : un circuit four. Le minimum de circuits spécialisés imposé par la norme est de 4.
    • Circuit de communication : classé en catégorie, appelé grade, ce circuit distribue le téléphone, Internet, et la télévision au sein du logement. Il est désormais obligatoirement en RJ 45. Le principe du câblage est un câblage en étoile qui permet de centraliser tous les départs dans le coffret de communication, sur un panneau de brassage.
    • Chauffage électrique : Les appareils de chauffage ne doivent pas être reliés sur des prises de courant mais sur une boite de sortie de câble. Les fils pilotes doivent pouvoir être sectionnés. Un circuit dédié au chauffage doit être réalisé, en fonction du nombre et de la puissance des éléments chauffants.