La Bio-Electricité
La bio-électricité nous sert à concevoir, réaliser, assainir une installation électrique, afin de réduire, voir supprimer les effets néfastes provoqués par une exposition prolongée aux champs électriques, magnétiques et hyperfréquences qu'elle dégage.Mais qu'est ce que des ... ?
- - Champs électriques : ils émanent de nos appareils et conducteurs mis sous tension (volts), par exemple lorsqu’on branche un séchoir à cheveux, ou une lampe dans une prise de courant. Plus on s’éloigne d’une source de champ électrique, plus la force du champ diminuent. Les champs électriques sont habituellement bloqués ou affaiblis par la présence d’éléments conducteurs d’électricité, comme les arbres, les édifices, voir même la peau humaine.
- - Champs magnétiques : ils sont émis par nos appareils et conducteurs parcouru par un courant électrique (ampère) ; lorsque le courant électrique circule dans un fil ou un autre dispositif électrique. Ainsi, le fait de mettre une cafetière en marche provoque un champ magnétique. Comme dans le cas des champs électriques, le fait de s’éloigner de la source du champ magnétique en diminuera la force. Par contre, contrairement aux champs électriques, les champs magnétiques traversent la plupart des matières, incluant les arbres, les édifices et la peau humaine.
- - Hyperfréquences : elles sont rayonnées par les systèmes de communication sans fils (GSM, téléphone sans fil, portable, wi-fi, alarmes,….)
Il est important de mesurer notre exposition :
Pour chaque type de pollutions électromagnétiques, ils existent des appareils de mesure. Les unités de mesure sont spécifiques ; on mesurera en :
- - volt (V) pour le champ électrique,
- - milligauss (mG) ou micro-tesla (µT) pour le champ magnétique. A savoir : 10µT = 1mG
- - décibel (dB), Watt/m² et autres pour les hyperfréquences
- - DAS : Débit d'Absorption Spécifique (ou SAR en anglais ; exprimé en Watt par kilogramme) : il indique le niveau d'exposition aux ondes électromagnétiques pour une utilisation à l'oreille de certains appareils comme les téléphones portables. La réglementation française et européenne imposent que ce niveau soit inférieur à 2W/kg.
Quels sont les risques des pollutions électromagnétiques pour notre santé ?
Il apparaît au travers plusieurs études médicales que l’exposition aux pollutions électromagnétiques aggraveraient les problèmes comme la nervosité, les troubles du sommeil, problèmes de peau, pathologies sanguines…. en affaiblissant le potentiel immunitaire.
Mais il ne faut pas perdre de vue que la nature des problèmes de santé est différente d’une personne à l’autre, et que la sensibilité à cette exposition électromagnétique est différente d’un individu à l‘autre. Ainsi, il ne nous est pas permis d’assurer que cette pollution électromagnétique est responsable de tout nos maux.
Prise de terre
L'initiation à l'électricité bio-compatible commence par la connaissance et la maîtrise de la prise de terre. C’est le « tout à l’égout » de l’installation, donc à ne surtout pas négliger. Elle assure non seulement une fonction de sécurité par rapport aux risques d'électrocution, mais garantit aussi la neutralisation des champs électriques.
Sur des installations électriques anciennes, il arrive qu’elle soit inexistante. Il est alors primordial d'y remédier. Sa qualité dépend de sa résistance (qui s’exprime en ohms) – qui doit être suffisamment faible pour laisser passer le courant et assurer une bonne liaison à la terre – et de son emplacement, sans perturbation électrique.
Mode d'emploi
La résistance varie selon la surface de contact entre le métal et la terre. Le piquet de terre enfoncé à une profondeur de plusieurs mètres permet parfois d'atteindre des couches géologiques de plus faible résistance. La nature et l’humidité du sol sont aussi des facteurs de variation. Ainsi, un sol rocheux ou sablonneux l’augmente. À l’inverse, une terre végétale ou argileuse la diminue.
Pour rendre la terre plus conductrice, on peut ajouter de la terre végétale, du charbon en poussière ou de la limaille métallique. La prise de terre doit être enfouie à une profondeur d'environ un mètre pour être efficace par tous les temps.
Dans le nouveau et l'ancien
Pour une nouvelle construction, la meilleure solution est de réaliser un ceinturage à fond de fouille par un câble en cuivre nu de 25 mm2 de section relié au tableau électrique.
Pour une habitation existante, le choix se fait entre le conducteur en tranchée (un câble en cuivre nu de section 25 mm2 est enterré à un mètre dans une tranchée), les piquets en acier galvanisé enfoncés à deux mètres et reliés entre eux par un câble de cuivre et les piquets de cuivre. Pour cette troisième technique, on peut récupérer un tambour de machine à laver toujours relier par le fil de cuivre.
Blindez-vous contre le mal
Ensuite, le réseau électrique étant le plus souvent encastré dans les cloisons, les murs, les planchers et les plafonds, maîtriser les champs électriques impliquent automatiquement de tenir compte de la nature des matériaux. En cas de forte conduction, le blindage des fils et des câbles électriques permet d’annuler l’émission de champs électriques sur tout le parcours des conducteurs.
On peut aussi enfermer les fils électriques dans une gaine blindée. Enfin, boîtiers, coffrets et tableaux électriques faradisés protègent aussi des champs électriques. Le boîtier, c’est l’enveloppe encastrée de l’interrupteur et de la prise de courant. Pour les blinder, ils sont enduits d’une peinture au graphite.
Conseils
Les murs à ossature en bois sont fortement diffuseurs, quel que soit le matériau de remplissage. Les cloisons sèches (Placo ou Fermacel) à ossature bois ou métallique le sont également. Sur la longueur d’un conduit électrique, on peut rencontrer différents matériaux, mur en brique, poutre en bois, huisseries en bois, cloison sèche. C’est alors le matériau qui a l’indice le plus élevé qui détermine le niveau de protection à choisir. »





